sarkozy inquiétant

Publié le par arkad

wikipedia dresse un portrait inquiétant de sarkozy
http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Sarkozy#Divers
outre les liaisons fortes de sarko avec les grands patrons francais
on note qu'il s'est declaré etre le double de charles pasqua (ancien directeur du SAC, milice pro-gaulliste douteuse recrutant autant de maffieux que d'honnetes gens, cf france inter RDV avec X le samedi),
qu'il manifeste une bienveillance inquiétante envers des sectes comme la scientologie(reception de tom cruise a bercy, déclarations neutres, livre pro-secte "religions et espérances.." ou un titre du genre
qu'il envoie bcp de consommateur revendeur de hasch en prison,
au lieu de traquer les vrais criminels cf le circ
Revue de presse du CIRC Paris - catégorie Actions-pétitions-sondages

Kärcherisons la Narkozy... [ENCOD] (14/12/05 15:31)
 
Kärcherisons la Narkozy...


Bonjour,

Suite aux jacqueries qui se sont produites debut novembre sur l'ensemble du territoire français, avec l'etat d'urgence decreté pour 3 mois qui renforce le plan vigipirate et une politique de sécurité publique qui ressemble plus à celle des 18% de LePenible, qu'aux espérances des 82% pour la Chiraquie.

Alors, actuellement, Sarkozy fait monter la pression en faisant courir l'idée qu'il va réformer la loi de 1970 sur les stupéfiants. Au bas mot, il y a environ aujourd'hui 7 a 10 millions de personnes qui enfreignent la loi sur les stupéfiants, par un usage de cannabis.
Parce qu'elle est inique et inepte, il serait temps d'abroger cette loi ! Or le projet de la Droite néo-conne (avec l'accent anglais), c'est d'en rajouter une couche sur fond de "Tolérance zéro" : Le projet sarkozien villepiniste risque de légaliser une forme de racket par des contraventions de simple police, et donc de renforcer le crime organisé et la délinquance par un effet levier évident...

Après la mort des deux jeunes fuyant un contrôle et l'affaire de la prière dans la mosquée sous lacrymo, il est évident que la pression policière a fait exploser certains quartiers défavorisés, est en grande partie due, à la precarité généralisée et l'économie paralléle érigée en substitut pour la survie. Mais cela n'empêche pas de toujours plus accuser les pauvres, les indigents, les "banlieusards" d'être à l'origine de tous les maux (polygamie, assistanat social, criminalité en bandes organisées, déscolarisation, immigration,...) sans vouloir reconnaître que le modèle de société est cassé, obsolète et violemment liberticide.

En mars 2004, j'étais dans les couloirs des Nations unies à Vienne en Autriche pour tenter de sensibiliser les délégations nationales à une autre approche du phénomène des drogues, et pour la réforme de la politique internationale. J'y étais confronté aux membres de la délégation française dont Michel Bouchet, Président de la MILAD qui à gorge déployée dans les couloirs, me confiait qu'il arriverai à imposer "les contraventions pour ne pas reculer face au narco-marketing". Par "narco-marketing" il pointait les émissions sur le service public comme Tout le monde en parle d'Ardisson.

Ci dessous, quelques brèves pour que l'information circule. Il est urgent d'agir pour qu'au Brésil, une dame de 73 ans, Iolanda Figueiral, atteinte d'un cancer sorte de prison (CF 111). Alain Labrousse sera en Chat sur Liberation.fr (Cf 222). En Suisse, ils n'ont pas de pétrole, mais beaucoup de lessiveuses pour blanchir l'argent sale. Cependant, la Suisse vient de faire tourner une pétition (Cf 333)
Narkozy en remet une couche (Cf 444) : il est urgent d'agir : Etonnez-vous d'avoir entendu parler du Livre censuré d'une biographie de l'ex-femme du ministre d'Etat de l'Interieur et de l'aménagement du territoire, mais quand donc verrons-nous sérieusement traité la biographie de celui que les médias présentent comme présidentiable ? Ici, voici de quoi remettre les pendules à l'heure, cherchons les informations pour dresser le portrait du petit Nicolas Bush français. 3 liens internet avec leurs specificités :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Sarkozy#Divers

D'où j'ai extrait ce passage : Le 23 septembre 1982, il épouse Marie-Dominique Culioli, fille d'un pharmacien corse de Vico (village d'un millier d'âmes au nord d'Ajaccio) dont il a deux fils, Pierre, (né en 1985) et Jean (né en 1987). Son témoin de mariage est Charles Pasqua.


http://sarkostique.over-blog.com/article-1298620-6.html
Sarkophage est heureux de vous recevoir sur son blog, encyclopédie officielle satirique de Nicolas Sarkozy. Pour soutenir Sarkophage : un lien sur votre blog, vers celui-ci !

http://www.investigateur.info/news/articles/article_2003_07_7_secrets.html

La Revue de presse de la MILDT (Cf 555) est alarmante, et pour une fois se fait l'écho de l'hebdomadaire Politis qui tente d'analyser les recentes émeutes par " Soulignant que la dimension économique n'est pas la seule facette des trafics et qu'il faut se détacher du mythe de l'argent facile, l ‘hebdo souligne que selon un sociologue « les réseaux d'économie parallèle permettent de valoriser une position sociale. C'est un lieu de transformation de la honte et de l'humiliation subie à l'école en fierté ».
Ce qui ne sera pas de l'avis de François Nicolas (Cf 666), un musicologue qui "mine" pour l'Ecole des Mines la politique sociale à l'egard des usagers de drogues, dans le Nord Est parisien. Personne ne prête vraiment attention à ses gesticulations locales, mais ce Monsieur sait être efficace dans les plus hautes sphères du pouvoir... pour réduire la politique de réduction des risques à néant, sur le modèle suédois.
En ésperant que le Bulletin N°12 d'ENCOD (Cf 777), traduit par mes soins, saura vous redonner l'envie de faire bouger les choses en 2006, et au minimum de soutenir le travail de cette coalition, qui tentera le 13 décembre de réunir à nouveau les députés européens pour l'organisation prochaine d'une rencontre internationale sur la "politique des drogues trans-frontalière". Soutenez ENCOD par un don, en signant la pétition, en devenant membre, en proposant un service, en relayant les actions et les informations... mais faîtes quelquechose, maintenant !

Et pour 1001 jardins (Cf 888), verdict de l'appel cette semaine. Croisons les doigts. Aussi, si c'est positif, l'ensemble de cannabinophiles français pourra graver le nom de Jean Christophe Memery et celui de Maitre Francis Caballero, comme celui des libérateurs...

Au plaisir de lire vos réactions et à bientôt,

Pour le Collectif Agir pour une Meilleure Réglementation des Drogues (CAM-RD)

FARId GHEHIOUECHE
farid@no-log.org
06 148 156 79

Faîtes tourner l'information et plus si affinités...


1111111111111111111111111111111111111111 ACTION URGENTE

STOP THE WAR ON DRUGS : FREE IOLANDA FIGUEIRAL

Le 6 décembre 2005, la Cour de Campinas (Sao Paulo, Brésil) a condamné Iolanda Figueiral, âgée de 79 ans, atteinte d'un cancer aux ovaires et intestinal, et son fils, Carlos Roberto de Almeida, 40 ans, ont été condamnés à quatre ans en prison ferme. Placés en détention provisoire pendant l'instruction du démantèlement d'un trafic de stupéfiants (il y a quatre mois la Police a trouvé 19 cailoux de Crack, moins de 17 grammes, dans sa maison à Campinas). Une juge à la retraite de Río de Janeiro, Mme María Luiza Karam, a pris l'initiative de nous faire parvenir la lettre suivante pour protester auprès des autorités brésiliennes contre cette décision d'une cruauté inouïe, plus odieuse encore que le crime qu'elle aurait commis. Avec l'ENCOD, nous vous demandons de signer cette lettre en la modifiant à votre convenance et de l'envoyer à la liste des personnes mentionnées au bas de la lettre adressée au Ministre de la Justice de la République fédérale du Brésil.




Minister of Justice of Brazil
Doutor Márcio Thomaz Bastos,
Ministro de Estado da Justiça da República Federativa do Brasil.



Fax: 00-55-61-32244784



Dear Sir,

As noticed by the newspaper Folha de São Paulo on the 6th of December 2005, Brazilian criminal justice has condemned, under the charge of drug trafficking, Mrs. Iolanda Figueiral, 79 years old, who suffers of cancer in a terminal phase and weights less than 40 kilos, to 4 years in prison.

Keeping in jail a person under such conditions immediately reveals insensibility and, therefore, inequity, also revealing a clamorous violation of fundamental rights as proclaimed in the universal declarations and in the Brazilian Constitution.

As noticed on the reporting of Folha de São Paulo, the judge of the 6th Criminal Section of the city of Campinas and the Court of Justice of the State of São Paulo denied to release the detention invoking a prohibition established by Brazilian law 8.072/90 that would restrain freedom, during criminal procedures, of all people under some criminal charges such as illegal drug trafficking.

No law could justify the insensibility, the inequity and the violation of fundamental rights that are clearly revealed in the detention of a 79 years old person, suffering of cancer in a terminal phase and weighting less than 40 kilos. But the invoked law itself, as restraining freedom during criminal procedures, violates the fundamental right to the guaranty of the state of innocence, as proclaimed in paragraph 1 of article 11 of the Universal Declaration of Human Rights, in paragraph 2 of article 14 of the International Covenant on Civil and Political Rights and in item LVII of article 5th of the Brazilian Federal Constitution.

Many other violations of fundamental rights are comprised on the three UN Conventions in the matter of illegal drugs and on internal laws of many national States, including Brazil, that, having signed those conventions and following their guidelines, impose the criminalization of actions related to production, distribution and consumption of psychoactive substances and raw materials for their production.

The application of the repressive rules of the three UN Conventions shows an enormous failure on the aim of controlling the distribution of the drugs which are currently illegal. This failure is attested even by the reports issued by the UNODC, which point out a continued increase of consumption.

Besides failure, besides many violations of fundamental rights, the criminalization of actions related to production, distribution and consumption of illegal drugs has been the main cause of increasing detentions all over the world, that deprive millions of people of liberty to the point that reaches, as it happens in the reported case, a 79 years old woman, who suffers of cancer in a terminal phase and weights less than 40 kilos.

We trust that Brazilian judicial authorities will put an end to the insensible, unfair and serious violation of fundamental rights that reaches Mrs. Iolanda Figueiral. And we hope that the irreparable pain that is imposed to her at least may help the Government and the Parliament of Brazil to measure the harms caused by the worthless politics of criminalization, to review the laws that are opposite to the universal declarations of human and civil rights and to the Brazilian Constitution, and to mobilize themselves to make the United Nations start a process of reform of their conventions in order to establish a system of legal control and regulation of production, distribution and consumption of all psychoactive substances and raw materials for their production.

Name :
Organisation :
City, country :



Copy to :

[President of the Supreme Court of Brazil]
Ministro Nelson Jobim, Presidente do Supremo Tribunal Federal da República Federativa do Brasil.
Secretaria Geral da Presidência do Supremo Tribunal Federal:
E-mail: ledam@stf.gov.br
Fax: 00-55-61-32174369

[President of the Superior Court of Justice of Brazil]
Ministro Edson Vidigal, Presidente do Superior Tribunal de Justiça da República Federativa do Brasil.
E-mail: Gab.Edson.Vidigal@stj.gov.br

[President of the Senate of Brazil]
Senador Renan Calheiros, Presidente do Senado Federal da República Federativa do Brasil.
E-mail: renan.calheiros@senador.gov.br
fax: 00-55-61-33111695

[President of the Chamber of Deputies of Brazil]
Deputado Aldo Rebelo, Presidente da Câmara dos Deputados da República Federativa do Brasil.
E-mail: dep.aldorebelo@camara.gov.br
fax: 00-55-61-32152371
22222222222222222222222222222222222222 UN CHAT PAS COMME LES AUTRES



Alain Labrousse sera l'invité du chat de Libération.fr lundi 12 décembre à 17h00 à propos de la sortie de son nouveau livre, "Afghanistan opium de guerre opium de paix". Si tu peux faire circuler l'info.

33333333333333333333333333333333333333 La SUISSE a fait tourner une pétition

En faveur de la protection de la jeunesse et des adolescents... par une réglementation légale qui permettrait de "normaliser" la situation avec le Cannabis... en recueillant plus de 100 000 signatures validées par les Conseils municipaux des localités qui les recueillent. Chaque citoyen suisse vivant en Suisse et disposant de papiers légaux pouvaient se présenter directement dans les bureaux des mairies, ou au contact des militants qui receuillaient dans les rues des promesses de soutien pour cette consultation référendaire citoyenne.

Toutes les signatues recueillies au niveau municipal ont été ensuite certifiées et comptabilisées. Les signatures pouvaient être reçue sur un simple papier, mais elles devaient ensuite être validées par les offices municipaux. (Il y a 2758 municipalités en Suisse).

C'est un travaille énorme qui vient de s'achever ! Dans les rues, dans les médias, dans les familles, au travail, partout où c'était possible, plus de 100 000 citoyen-ne-s ont fait ce geste :

http://www.projugendschutz.ch/homed.php


L'initiative "Pour une politique raisonnable en matière de chanvre protégeant efficacement la jeunesse" a recueillie 135 000 signatures et au bureau de la certification des signatures à Berne, on dispose maintenant de plus que 102'000 signatures validées par les communes.

Afin de respecter l'ensemble des signataires de cette initiative, nous attendons que les derniers envois de signatures receuillies par des petites communes soient certifiés et comptabilisés, avant de déposer l'initiative à la chancellerie fédérale de Berne.

Remerciements à tous ceux et celles qui ont contribué à atteindre cet objectif - résultat d'un travail de longue haleine. Ce n'était pas aussi facile, comme certains auraient pu le croire au début de la collecte de signatures, car de nombreux obstacles inattendus sont apparus.


<>444444444444444444444444444444444444 Sarkozy: le cannabis "catastrophe nationale de très grande ampleur"
AFP 09.12.05 | 19h33

Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a justifié vendredi sa volonté de modifier la loi de 1970 sur l'usage de drogue en assurant que la consommation de cannabis était "une catastrophe nationale de très grande ampleur".

"Il n'y a pas de drogue douce. Il y a de la drogue. Il faut dissuader nos jeunes de consommer de la drogue. Parce que la drogue tue celui qui la consomme", a-t-il affirmé, en abordant devant l'Association des maires de grandes villes ce "sujet ô combien difficile".

"Disons les chiffres tels qu'ils sont, regardons notre pays tel qu'il est : un adolescent sur quatre en France consomme du cannabis. C'est une catastrophe nationale de très grande ampleur", a dit M. Sarkozy, appelant à apporter une réponse aux "familles désespérées, abandonnées, parce que leurs enfants se droguent".

M. Sarkozy entend remplacer les peines de prison pour usage, rarement prononcées, par des contraventions de 5ème catégorie.

"La prison n'est pas une réponse mais ne rien faire, ne rien dire, n'est pas davantage une réponse", a dit le ministre selon qui "le cannabis a des effets graves sur le comportement, qui vont de l'échec scolaire jusqu'aux accidents de la route".

Lors de son premier passage place Beauvau, M. Sarkozy avait renoncé à changer la loi de 1970, qui avait été conçue pour lutter contre l'héroïne, pour élaborer un projet de loi plus adapté au cannabis. Mais devant l'opposition d'une partie du gouvernement d'alors, Dominique de Villepin avait abandonné ce projet en succédant à M. Sarkozy à l'Intérieur.

•••••

55555555555555555555555555555555555555555 Extrait de la revue de presse de la Mildt du 9 décembre 2005


ECONOMIE SOUTERRAINE

« L'autre ascenseur social » titre POLITIS qui indique que « des travailleurs sociaux et des chercheurs ont mené une étude sur l'économie parallèle dans certains quartiers marseillais » où on voit « comment les trafics peuvent devenir, fautes d'alternatives efficaces, un tremplin vers l'intégration ». D'après le magazine, certains jeunes ont fait du « business », surtout trafic de drogue, « leur planche de salut », c'est pourquoi sociologues et éducateurs fédérés par l 'Association départementale pour le développement des actions de prévention ont voulu comprendre les raisons pour les quelles ils s'engagent dans « l'économie de la débrouille ». Soulignant que la dimension économique n'est pas la seule facette des trafics et qu'il faut se détacher du mythe de l'argent facile, l ‘hebdo souligne que selon un sociologue « les réseaux d'économie parallèle permettent de valoriser une position sociale. C'est un lieu de transformation de la honte et de l'humiliation subie à l'école en fierté ». Le journal pour qui le « premier enseignement » est que ces jeunes apparaissent à la fois comme « exclus » et « trop intégrés » et qu'ils ont « fortement intériorisé les normes et valeurs de la société consumériste et, au-delà de l'idéologie néolibérale », affirme qu'ils sont « exclus de droits élémentaires » et marqués par ces « expérience de rejets successifs », mais qu'ils trouvent pourtant « leur moteur dans les valeurs dominantes de la société libérale », une « ambivalence qui se traduit par l'importance démesurée des marques commerciales et la valeur de l'immédiateté - «le tout, tout de suite- ». Assurant que pour réussir dans cette l'économie souterraine, il faut « savoir développer des compétences pointues, faire preuve de rigueur, gérer ses « clients » et pouvoir formuler des projets à long terme » Politis évoque le cas d'Hamed, mécano au black, pour expliquer que « si l'ascenseur social est en panne rien n'empêche de prendre l'escalier de secours ». Selon un sociologue, « l'exemple des grands frères en galère, titulaires d'un CAP ou d'un BEP, leur montre que l'école ne leur apportera pas cette réussite » et « on regarde vers le voisin qui trafique et s'en sort mieux ». D'après l'hebdo, c'est pourtant « un système où la hiérarchie est cruelle, avec dans le cas du trafic de cannabis, de jeunes guetteurs déconsidérés et payés au lance pierre face à celui qui gère le trafic », sachant toutefois que " parmi ceux à qui le réseau a servi de tremplin "beaucoup sont rangés et poussent aujourd'hui leur chariot dans un super marché" » alors que pour d'autres « au réseau relationnel inexistant (…) interpellés puis incarcérés, c'est la lente descente vers l'exclusion ». En conclusion le magazine note que dès lors, il faut pouvoir « aller vers ces jeunes et produire de l'insertion et de l'intégration grâce à ces « savoir faire souterrains » » sachant qu'il "reste à définir le cadre légal de ces futurs dispositifs" ce qui n'est « pas facile dans le contexte politique et social » actuel.


INTERNATIONAL

Grande-Bretagne - députés - drogue

L'AFP signale que Dennis Skinner, député travailliste, a été exclu de la Chambre des Communes hier, pour avoir accusé George Osborne, porte parole du parti conservateur pour les affaires économiques, de s'être drogué dans les années 80. « La seule chose qui grandissait dans les années 80 (sous les gouvernements tories) c'était les lignes de cocaïne devant le jeune George et le reste des conservateurs » a-t-il asséné sur le banc des Communes. L ‘agence qui indique que le député qui refusait de s'excuser malgré les injonctions du « Speaker » n'a été exclu que pour le restant des débats, explique que cette pique visant George Osborne est en fait « une resucée des attaques qui ont ciblé David Cameron, nouveau leader du parti conservateur » selon lesquelles « il se serait drogué en prenant notamment de la cocaïne durant ses années étudiantes ».

6666666666666666666666666666666666666 - Les cracks d'un shooté de l'anticrack

COMMUNIQUÉ

Après avoir obtenu des engagements publics sur le fait qu'aucune salle de shoot n'était prévue, dissimulée sous le voile hypocrite de "nouveaux soins" apportés aux crackés (voir communiqué du 18 novembre), le Collectif Stalingrad contre les salles de shoot a décidé d'engager une enquête sur la problématique des nouveaux soins médicaux dispensables en matière de crackomanie.

• Pour ce faire, le Collectif va durant le mois de décembre visiter les différents CSST affiliés aux hôpitaux parisiens de l'Assistance Publique.
Il a commencé ce travail par une première rencontre, ce jeudi 8 décembre 2005, avec le Dr Jean Dugarin, responsable de l'Espace Murger à l'hôpital Fernand Widal - cette rencontre va faire l'objet d'un compte rendu, prochainement disponible sur notre site (www.entretemps.asso.fr/Stalingrad) -.
Des rencontres vont suivre avec les CSST rattachés aux autres hôpitaux (Cochin, Georges-Pompidou…).

• Le Collectif va également proposer à EGO de le rencontrer pour discuter la nature clinique exacte de son nouveau projet de soins en matière de crack.

• De tout ceci le Collectif compte faire un premier bilan lors de sa prochaine réunion publique prévue à Stalingrad le mardi 17 janvier 2006 (20 heures, Église Notre-Dame des Foyers - 18, rue de Tanger, Paris 19°).


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Bulletin N° 12 d'ENCOD




La TOLÉRANCE ZERO VIRGULE UN




Depuis que la politique de « Tolérance Zéro » est devenue le leitmotiv préféré de la plupart des gouvernements, on serait tenté de conclure que la tolérance est intrinsèquement mauvaise. Naturellement, le concept de « Tolérance Zéro » est très utile pour faire de la propagande politique : Avec des discours simplistes parfaits pour satisfaire des citoyens ordinaires. Mais indépendamment des croisés de l'ordre moral et des fondamentalistes puritains, la plupart des individus pratiquent la tolérance au quotidien. La tolérance est la base de notre coexistence avec un élément étranger, alors pourquoi devrions nous la rejeter catégoriquement, quand il s'agit d'aborder la politique en matière de drogues ?




Aux Etats-Unis, le pays où la « Tolérance Zéro » a été inventée, les résultats de cette politique forment un désastre indescriptible, entre autres anecdoctes des absurdités comme Alice aux pays des merveilles sait en produire, celle récemment éprouvée par Farid Ghehioueche, président d'Encod, qui tentait de se rendre à la conférence organisée par la Drug Policy Alliance, qui se tenait du 10 au 12 novembre à Long Beach, en Californie. Farid était en possession de 0.0001 grammes de cannabis à son arrivée à l'aéroport de San Francisco. Il a été placé en cellule de prison où il a passé la nuit avec 13 autres personnes, après quoi ils l'ont expulsé vers la France, avec un tampon d'avertissement sur son passeport pour lui interdire l'entrée aux Etats-Unis sans préalablement demander un visa. Comme Farid, 1,6 millions de personnes sont arrêtés pour délits liés aux drogues illicites chaque année. Deux tiers des prisonniers aux USA, plus de 1,2 millions de personnes, sont emprisonnés pour des infractions sans violences occasionnées, mais pour la plupart liées aux stupéfiants. Depuis 1980, le nombre de prisonniers liés aux drogues illicites a été multiplié par sept.




Aux Pays Bas, où la tolérance entre différentes religions est au coeur du secret de la prospérité de ce pays aux 17ème et18ème siècles, les résultat nets d'une politique de tolérance à l'égard du cannabis sont remarquables. Selon le dernier rapport annuel de l'Observatoire européen des drogues et des toxicomanies (OEDT -EMCDDA), la dernière évaluation mensuelle de la prévalence de l'usage du cannabis des adolescents de 15 à 16 ans aux Pays Bas est nettement inférieure à celle de 8 autres Etats membres de l'Union Européenne (Italie, Slovénie, Belgique, Espagne, France, Royaume-Uni, Irlande et République Tchèque), bien que la disponibilité du cannabis pour les adultes soit ouvertement tolérée.




Mais le Ministre de la Justice, Monsieur Donner maintient toujours le refus d'une règlementation du marché du cannabis (réclamé par de nombreux maires et une majorité du Parlement hollandais), menaçant du tollé que le reste de l'Europe ferait peser sur les Pays Bas, si ils prenaient une telle mesure. Selon le Ministre hollandais de la Justice, une règlementation du marché du cannabis ne réduirait pas les nuisances occasionnées par les drogues. Sous entendu bien sûr, que pour réduire « les nuisances », la « Tolérance Zéro » est nécessaire. En bref, avec le concept de « nuisances publiques », les autorités justifient leurs mesures répressives contre les individus qu'elles considèrent être à l'origine de ces nuisances, à savoir les usagers de drogues. Et les effets escomptés multiplient les effets délétères pour toutes les personnes impliquées de près ou de loin.




Les « nuisances publiques » peuvent diminuer quand des mesures sont prises pour favoriser la sûreté. Dans un système non-caractérisé par un zéro, voire juste une « Tolérance Zéro virgule Un », un circuit légalement règlementé, avec un circuit fermé entre producteurs et usagers de drogues réduirait drastiquement le rôle du crime organisé. En installant un marché légal sur les bases du commerce équitable pour le cannabis, le coca et le pavot à opium et leurs produits dérivés, on créerait des perspectives sérieuses pour un développement des régions rurales paupérisées en Amérique du Sud, en Afrique et en Asie, où les conditions de vie aujourd'hui forcent à l'émigration de nombreux candidats. Cela permettraient également de rendre disponible des produits naturels qui pourraient concurrencer ceux synthétiques qui causent des effets secondaires négatifs.




Aux Pays Bas, après l'assassinat du réalisateur de film Theo van Gogh, le coffeeshop est devenu l'un des seuls endroits où les citoyens ordinaires musulman et non-musulmans peuvent se rencontrer et échanger, se mélanger et dialoguer, parfois d'une façon très animée, mais toujours avec respect. A chacune de ces discussions, bien des murs entre ces communautés s'éffondrent. Il est tout à fait probable que les effets du cannabis, à la différence de ceux de l'alcool par exemple, contribuent à ce résultat.




Actuellement, le processus définissant la politique en matière de drogues n'intègre pas ce type d'arguments et d'approches. Les personnes qui pourraient représenter ces idées là, les usagers, les producteurs ou ceux qui rendent les distributent sur le marché des drogues sont les premiers citoyens concernés, mais nulle part ils n'apparaissent au cours de ces discussions. Au lieu de cela, ils croupissent en prison, abandonnés à leur destin, stigmatisés ou absolumment ignorés et exclus. Seuls quelques uns parmi eux sont identifiés par les instances politiques et légales, mais leur voix est trop faible pour faire la différence.




Les décideurs politiques doivent écouter les citoyens. Les émeutes sur l'ensemble du territoire français en novembre (provoquées par la mort de deux jeunes qui essayaient d'échapper à un contrôle de police) ont clairement montré les limites de la politique de « Tolérance Zéro ». Quelque soit le gouvernement, il ne pourra pas empêcher une répétition de ces événements, par la mise sous couvre-feu des quartiers les plus défavorisés, où le commerce de drogues en petite volume est devenu, entre d'autres aspects, une « voie » pour l'intégration sociale. Les pouvoirs publics pourraient obtenir de biens meilleurs résultats, par la participation directe des populations affectées et qui savent comment résoudre leurs problèmes.




ENCOD projete d'organiser une nouvelle conférence au Parlement européen, début 2006, en collaboration avec 8 députés européens. Le but sera de montrer quelles sont les politiques novatrices qui se développent actuellement au niveau local, dans un cadre d'une approche à l'européenne qui vise à réduire les risques et les dommages causés en terme de santé et de sécurité publiques, en lien avec le trafic et la consommation de drogues ; Et d'explorer le rôle de l'Europe par l'ouverture d'un débat sur les conventions des Nations unies sur les stupéfiants, au minimum en 2008, quand la session spéciale de l'assemblée générale des Nations unies devra en évaluer les résultats.




Aussi plus que jamais, ENCOD est dépendant du soutien de tous les citoyens européens qui souhaitent changer le futur et qui réclament une politique en matière de drogues, adaptée à la réalité et donc meilleure. Au cours du mois précédent, les membres d'ENCOD ont perçus des manifestations de soutien qui nous assurent une indépendance financière pour le fonctionnement de notre coalition, au moins temporairement. Cependant, si nous voulons aller plus loin, et réussir à attiendre notre objectif, le renfort de nouveaux membres et toutes formes de contribution financières sont toujours nécessaires.




Joep Oomen (Avec la contribution de Farid Ghehioueche et de Peter Webster)

www.encod.org




Signez la pétition pour changer de politique européenn en matière de drogues

http://action.encod.org




EUROPEAN COALITION FOR JUST AND EFFECTIVE DRUG POLICIES (ENCOD)
Lange Lozanastraat 14
2018 Antwerpen - Belgium
Tel. 00 32 (0)3 237 7436
Mobile: + 33 6 148 156 79 (Farid Ghehioueche)
Fax. 00 32 (0)3 237 0225
courriel : encod@glo.be ; site web : www.encod.org

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