vendredi c'est fini: le poème blème

Publié le par arkadia

  spécial vendredi de l'angoisse                                  Cadavre brulant

 

Terre tu m’as avortée

Je suis un embryon sanguinolant

Sarkozy tu m’as tuée

OGM tu m’as brûlée

Jetée dans l’éprouvette

Je vis dans un océan formolisé

Prés d’un incinérateur

Douces dioxines

Priez pour nous

Les cloches sonnent

Et mon nez coule

Irrité par les parabens,

Le toluène et sa sœur xylène

Je meurs mon cœur

Je brûle Incandescent

Torche humaine

En sursis

Océan dénutri

Je meurs près de ton cœur

Femme infidèle et cruelle

Comment as-tu pu

Engendré une humanité

si parfaite si stérilisée

et aussi tendrement moderne?

hideuse hydre monoclonale

vile créature hermaphrodite

bonheur et malheur de tes enfants

misère!

fureur malheur je meurs

comme un lambeau de fumée

torturé et torsionné

à l’écart du feu matriciel rougeoyant.
terre abandonnée
je pleure.

 

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Publié dans poeme

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